Bossez à l'Ouest !

Au printemps, les Bretons vous ont surpris, amusés sans doute, avec leur enthousiasme à démultiplier la créative campagne du Conseil Régional : « Passez à l’Ouest »…

Lire la suite

Pourquoi un Club TGV ?

Les Clubs TGV sont destinés à préparer les acteurs territoriaux aux évolutions qu'entraîne la mise en service...

Lire la suite

Actualités

Les quatre Clubs TGV bretons sont en place. Les travaux thématiques sont engagés localement, n'hésitez pas à y contribuer

Lire la suite

Gwendoline Cazenave

TGV Bretagne, c’est aussi un levier de développement économique

Le TGV Bretagne, c’est la promesse de voyager vite et plus souvent, et la promesse de voyager mieux ! Avec ce nouveau service, nous attendons 1,6 million de voyageurs supplémentaires sur l’axe TGV Bretagne. Cet accroissement de fréquentation viendra de tous les types de voyageurs : plus de visiteurs de loisirs vers la Bretagne, bien sûr, mais aussi plus de voyages d’affaires, dans les deux sens.

En ce qui concerne la clientèle d’affaires, l’augmentation du trafic se fera notamment par un transfert modal, avec des décideurs économiques qui, jusqu’à présent, prenaient l’avion. Avec la nouvelle offre TGV, le cap psychologique des trois heures est repoussé plus loin vers l’ouest. Et quand on considère tous les atouts du voyage TGV, avec un trajet de porte à porte simple et un temps de voyage totalement utile pour se reposer, travailler, lire, c’est vraiment toute la Bretagne qui doit basculer en faveur des services TGV – en tous cas pour les trajets avec Paris et l’Île-de-France, et pour un grand nombre de destinations avec un temps de trajet complet très compétitif.

Les horaires seront également très adaptés aux voyages professionnels

Pour les Bretons, les premiers trains du matin arriveront à Paris à 7h47 depuis Rennes, 8h18 depuis Saint-Brieuc, 8h47 depuis Vannes et 9h04 depuis Brest et Quimper. Et le dernier train partira pour Brest et Quimper à 19h56, et 21h14 pour Rennes. Pour les Parisiens, les premiers trains arriveront à Rennes à 8h21, 10h21 à Brest et 10h27 à Quimper. Et ils pourront rester pour leur journée de travail jusqu’au dernier train de 19h18 pour Brest et 19h20 pour Quimper, et 22h35 pour Rennes.

Et les amplitudes seront encore plus grandes, avec des trains plus tardifs, les vendredis et dimanches. Ce nouveau service off rira aussi plus de choix, avec deux trains de plus par jour jusqu’à la pointe bretonne. Enfin, la desserte de Roissy-Charles de Gaulle ne sera pas oubliée, avec des horaires très adaptés, en particulier pour les voyages intercontinentaux pour lesquels l’offre TGV est très complémentaire, avec une correspondance très facile.

Le voyage connecté est une de nos priorités

parce que nos voyageurs professionnels, plus encore que les autres, expriment le besoin d’être reliés – et même si certains apprécient a contrario de pouvoir faire de leur voyage un temps de déconnexion. Dès la fi n 2017, les liaisons avec Rennes bénéficieront d’un service Wifi à bord, grâce aux nouvelles rames. Pour le reste de la Bretagne, ce sera pour un peu plus tard car le système complexe dépend de la couverture du territoire par les opérateurs téléphoniques. Et il reste encore des zones mal couvertes.
Ce projet ne réussira donc vite que par la mobilisation conjointe de tous. Mais je suis très confiante car, avec les Clubs TGV, les Bretons ont démontré que les chefs d’entreprise, les collectivités et la SNCF pouvaient être imaginatifs et synergiques, pour créer de nouveaux services aux voyageurs et aux territoires.

Un effet TGV pour toute la Bretagne

Le TGV Bretagne s’est développé en partenariat étroit avec le Conseil régional de Bretagne, dans le cadre du projet « Bretagne à Grande Vitesse ». Cette proximité a permis un travail très pragmatique qui a apporté une réponse très efficace au dilemme habituel des territoires desservis par le TGV : tout le monde veut aller plus vite mais tout le monde veut son arrêt TGV.

Le travail minutieux de nos équipes et du Conseil Régional a permis de bâtir une offre complémentaire et équilibrée entre des voyages TGV rapides, qui privilégient la vitesse, en particulier jusqu’à la pointe bretonne, et des voyages TGV + TER, avec des correspondances faciles, qui permettent de diffuser l’effet TGV plus largement. Sans oublier personne, y compris le Centre Bretagne qui bénéficie à la fois des liaisons TER cadencées et de navettes en car rapide.

Le voyage tel que nous l’imaginions il y a six ans est très différent de celui que nous réalisons aujourd’hui

C’est un vrai sujet de satisfaction car la construction des offres de services est souvent un moment de grandes tensions, lorsqu’il s’agit d’apporter une réponse à ce dilemme. Et en Bretagne, c’est le pragmatisme et la bonne volonté qui l’ont emporté. L’effet TGV, c’est aussi, en complément des offres à Grande Vitesse, tous les services que l’on peut apporter aux voyageurs, de porte à porte. Car pour les visiteurs touristiques comme pour les déplacements professionnels, il faut davantage prendre en compte le déplacement avant et après le voyage TGV.

Là encore, c’est par un travail partenarial que nous réussirons à faciliter le voyage, et donc à encourager l’utilisation du train : avec les offres des collectivités bien sûr, avec celles des acteurs privés aussi, dont le développement des services numériques encourage la créativité, et avec, bien sûr, toutes les expertises de mobilité du groupe SNCF. Depuis que nous avons lancé le projet TGV Bretagne, le monde des mobilités s’est transformé à très grande vitesse. Et le voyage tel que nous l’imaginions il y a six ans est très différent de celui que nous réalisons aujourd’hui.

Pour accompagner ces transformations, nous avons rassemblé de nouvelles compétences, au sein du groupe SNCF mais aussi dans notre éco-système – dont fait partie le Club TGV Bretagne. Et nous avons engagé d’intéressantes expérimentations qui, pour certaines d’entre elles, sont devenues des réalités : pour les résidences secondaires, pour les plaisanciers, pour les amateurs de courts séjours touristiques « clés en mains » et « de porte à porte ».

C’est grâce à toutes ces contributions que nous réussirons à inventer « la vie qui va avec TGV », pour remplir nos trains et permettre le développement de l’offre, et contribuer à un développement équilibré des territoires bretons.

Les prix de nos offres TGV seront aussi une raison pour provoquer le changement d’habitudes

car le prix maximum du Pro première TGV sera toujours moins cher que le prix moyen Flex de l’aérien. Et puis, pour ceux qui doivent être très attentifs à leur budget, il y aura toujours les tarifs Prem’s, et les offres OUIgo qui ont vocation à se développer. Pour la clientèle d’affaires, nous proposerons aussi dans les mois prochains de nouveaux services, et la Bretagne ne sera pas oubliée.

L’effet TGV va contribuer à l’accélération du développement économique de la Bretagne et de toutes les villes desservies.

La modernisation des gares et des quartiers gares, en cours d’achèvement, sera un autre levier de croissance, grâce à la transformation des centres-villes et à l’émergence de nouveaux services habituellement réservés aux grandes métropoles, notamment pour les nouvelles mobilités qui facilitent, avant et après le trajet TGV, le voyage de porte à porte.

Mais ce développement est avant tout l’affaire des décideurs économiques bretons qui doivent intégrer les liaisons TGV dans les avantages concurrentiels de leurs entreprises : pour recruter des talents, pour se rapprocher de leurs clients et de leurs fournisseurs, en allant les voir mais aussi en les faisant venir !

Dans ce domaine, SNCF n’est pas seulement un transporteur. C’est aussi un partenaire économique qui emploie des personnels en proximité et qui génère de l’activité économique locale, en particulier sur les services. Et ce partenariat se matérialise aussi dans des secteurs en plein développement comme le numérique : en Bretagne comme ailleurs, nos équipes travaillent avec l’éco-système des start-ups, comme l’ont illustré les rencontres numériques organisées par le Club TGV Bretagne et les actions appuyées par SNCF Développement et ses partenaires.

Gwendoline Cazenave, Directrice TGV Atlantique
Crédit photo : ©François Maréchal

Comments are closed.